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Les
Ami(e)s de la Paix Défient les Frontières
Quiconque a fait l'expérience de la vie sait qu'elle est imprévisible parce que soumise aux caprices du temps, des politiques et des cultures. De la naissance à la mort, lexistence humaine est succession de couplés tantôt gagnants, tantôt perdants; des situations complexes parfois inattendues mais jamais vides de sens. Je pense dailleurs qu'à chaque épreuve de la vie s'attache son lot de bénédictions. Jonas, dont le nom signifie "Colombe" était manifestement destiné à être un prophète de la vraie paix parce que fils d'Amittaï (vrai). En ce temps là, le royaume du Nord (Israël dont la capitale est la Samarie) était gouverné par Jeroboam II qui "rétablit les limites d'Israël depuis l'entrée de Hamath jusqu'à la mer de la plaine, selon la parole que l'Eternel(le), le Dieu d'Israël avait prononcé par son serviteur Jonas le prophète" (2 Rois 14:15)
Sur le plan culturel donc, Jonas n'avait pas vaincu ses ennemis et ceux de son peuple. Nous comprenons donc son refus à aller à Ninive capitale de l'Assyrie pour y prêcher non pas un message d'exclusion des colons en bon nationaliste conservateur qu'il fut, mais un message d'intégration, d'acceptation, d'adoption de tous par le Dieu de tous. En d'autres termes, les barrières tant culturelles que politiques, économiques et religieuses érigées de part et d'autre de la frontière soit au nom de la peur qu'au nom de la vengeance et de la sécurité intérieure ne pouvaient être éfficacement brisées pour une paix durable que par ceux/celles qui les avaient pensé et construit en commençant par les religieux eux-mêmes. La route de Ninive fut donc pour Jonas, un véritable défi qui lui permit de réfléchir sur les véritables motivations des politiques guerrières de tout bord fussent-elles bénies par la religion. Mais Jonas, se détournent des vraies questions/réponses gênantes. Il n'est pas méconnu dans les faits que, les vraies actions que ce soit dans le domaine du développement, de la santé, de l'égalité et de la paix durable ne sont pas toujours facile à prendre mêmes pour ceux/celles qui travaillent à leur réalisation. Et, ce n'est pas qu'on ne sache pas ce qu'il y a lieu de faire. Le véritable problème c'est le prix quun tel engagement coûte et très souvent, personne ne veut se salir les mains encore moins son nom, sa famille, son parti religieux au-delà de la norme personnelle. Nous sommes si accommodés à la guerre et à la violence que la paix devient notre ennemi. Combien confortable est la sécurité que nous donnent les barrières du fondamentalisme religieux et politique; de l'orthodoxie et des titres écclésiastiques; de la théologie myope et du fascisme; l'hétéronorme et de la phallocratie! On multiplie les rencontres, séminaires et colloques; on se pose toujours la même question depuis des siècle: "Que ferait Jésus à ma place?" Zéro réponse jusque là ne vient. Pourtant rien ne nous dit que Jésus aimerait être à notre place car "cette place" qui est la nôtre et qui est si confortable et non pas "celle de l'autre" léternel(le) dévalorisé(e) nous fait faussement croire que nous sommes est meilleurs et par conséquent aptes à juger les autres. Que ferions-nous si Jésus était à la place de l'autre? Pourquoi doit-il/elle être ici et non ailleurs? La vraie paix il me semble, commence par la volonté et l'engagement à poser les vraies questions et dans le(s) bon(s) sens. Evidemment, les vraies réponses aux vraies questions sont déconcertantes, elles scandalisent et feraient voler en éclat les normes qui déforment et les jetteraient tout simplement au fond de la mer. L'injustice a encore de long jours devant lui parce que, personne ne veut se mouiller. Pourtant, c'est à partir des eaux fécondes de son imagination créative que l'Eternel(le) sauva Jonas du suicide et traça aussi par elles, un nouvel itnéraire qui partait du construit/artificiel (bateau marchand) vers le naturel/loriginal créé (poisson).
C'est en écoutant les profondeurs et en touchant aux racines de ses montagnes (difficultés) que Jonas a écrit le plus beau poème de sa vie. Pourtant, bien avant, Jonas avait hâtivement déclaré dans sa confession de foi aux marins qu'il croyait au "Dieu qui a fait la mer et la terre" (Jonas 1:9), mais, il n'avait jusque là aucune expérience de la vie aquatique; celle de la Mère-Dieu/ Dieu-Mère dans ses douleurs de l'enfantement. La douleur quelle soit le cri de l'âme déchirée ou celui de la Nature abusée trouve une très souvent une réponse dans la prière qui est dialoque avec Dieu mais aussi avec la biosphère. La solidarité dans la protection de l'environnement est prière car le salut n'est parfait que quand il est accessible à tous. Le zèle amer devra céder la place à l'écoute non sélective mais élastique faute de quoi les scandales comme celui du diocèse d'Ebolowa-Kribe se feront légion.
Incapables de confronter les grosses baleines de l'Eglise, les populations de Kribi se défoulent sur de vraies baleines à coup de fusil. A Loudji, une localité d'environ 20 km de Kribi, des pêcheurs mal informés sur la législation réglementant les pêches dans notre pays ont abattu une balacuoptera musculus qui, selon les experts est une espèce de baleine en voie de disparition. D'après ces professionnels cette espèce ne compterait plus que 500 individus dans les océans. Seulement, à Kribi, tout le monde n'est pas ignorant de tout surtout en ce qui concerne les droits des populations autochtones.
La solution pour sauver du suicide Jonas (colombe) prit en otage par les lois du profit comportait plusieurs étapes de réconciliation avec la Nature par un changement d'attitude vis-à-vis de celle-ci. Le développement durable est forcément solidaire et communautaire et le contre modèle étant une menace pour la vie la justice et la paix.
Le transport maritime devenant de plus en plus intense et la flotte mondiale de plus en plus vieille, les naufrages se multiplient aussi. Le Joola, ferry sénégalais qui reliait la Casamance à Dakar a vomi dans la mer, sur les côtes gambiennes plus de 900 vies humaines. "Les bases de cette catastrophe (et de plusieurs autres du même type), trouvent leur fondement dans nos habitudes de légèreté, de manque de sérieux, d'irresponsabilité, parfois de cupidité lorsqu'on tolère des situations que l'on sait parfaitement dangereuses simplement parce qu'on en tire profit," a déclaré le président Abdoulaye Wade à Frédéric Dorce envoyé spécial de Jeune Afrique Economique (no 345). Lencadré est de moi. Le Joola vient seulement allonger la liste des naufrages polluant autant par les marées humaines (on se souvient encore du Titanic avec ses 1500 victimes) que les marées noire preuve que le discours ne rejoint pas toujours les actes et la pollution va galopante. L'Atlantic Express (1979) 300 km de côtes souillées en 1978 par Amoco Cadiz. 1980 le pétrolier malgache Tanio fait naufrage. Exxon Vadez (1989), 400km pollués par Erika (1999), 1993 le sous-marin nucléaire d'attaque "Rubis" (120km) pollués. Le Prestige en moment même continue à vomir ses milliers de tonnes de fioul sur les côtes espagnoles. Chaque année c'est des milliers de tonnes de carbures sont déversés dans la mer et c'est la vie aquatique et le rivage qui en souffrent le plus. Nous avons donc tout à envier à Ninive parce que le produit qui devait être vomi sur son rivage nétait ni polluant ni pollueur. Avant que la bouche du poisson ne souvre, Jonas avait eu le temps de faire de vaincre son agressivité en se débarrassant dans un premier des idées et attitudes dépressives. Ensuite en clamant et sappropriant une vieille vérité mais toujours nouvelle parce que vivifiante: linfaillibilité, linconditionnalité du Divin Amour pour lhumanité. "Je disais, je suis chassé loin de ton regard! Mais, je regarderai encore ton saint temple" (v5). Parfois, un seul regard ne suffit pas. Il peut même nous détourner de la vraie communion. Osons regarder et regarder encore. Osons parler et parler encore. Osons rêver et rêver encore. Osons crier et crier encore jusquà ce que toutes les Nations prennent conscience de leurs responsabilités respectives dans la construction dun meilleur monde de justice, de paix et de développement durable et ce sera lhymne dactions de grâces de lHumanité. Jaimerais ici remercier en ce mois d'anniversaire certaines personnes qui m'ont aidées à trouver le port et quant il ma semblé inaccessible, elles ont su être de belles plages où il a toujours été bon se reposer. Cathia, j'aimerais te remercier pour ton amour et ta patience. Bryan, tu resteras un Grand coeur pour moi, Sylvie les Anges portent le même sourire que toi. Des remerciements spéciaux à Ethan Flad et léquipe de AGW qui travaillent dur pour publier mes articles. Coucou à tous; vous mêtes si cher(e)s. Sybille Ngo Nyeck contribue régulièrement sur la colonne Les couleurs de la Conscience. Elle peut être contactée à l'adresse suivante: sybeck77@yahoo.fr
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