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Pauvres Anges de Sodome, une Leçon pour Vous

La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots : ´ Lèves-toi, va à Ninive, la grande ville et proclames-y la publication que je t’ordonne! ª …Il criait et disait : ´ Encore quarante jours, et Ninive est détruite! ª Les gens crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu’aux plus petits. La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac, et s’assis sur la cendre. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands: Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, ne boivent point d’eau ! Que hommes et bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaises voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables ! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point. Dieu vit qu’ils agissaient ainsi… Alors se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et ne le fis pas. Cela déplut fort à Jonas, et il fut très irrité… Fais-tu bien te t’irriter à cause du ricin? Il répondit : ´ J’ai bien fais de m’irriter jusqu’à la mort. ª (Jonas 3 et 4)

Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts ; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. (Matthieu 11:23)

Comment traiter le malade dont on sait ce qu’il est et pas ce qu’il n’est pas?

Voilà la grande question qui a dû turlupiner Jonas après avoir débarqué manu militari sur les côtes de Ninive.

L’assyrien jusque-là, est dans la conscience collective des juifs, le vecteur de différents maux. Il n’était certainement pas la personne avec qui un juif pouvait se lier d’amitié. L’Assyrie était le persécuteur, le déstabilisateur et le pilleur d’Israël. Aussi, Jonas est-il convaincu que, tout effort qui viserait à faire fléchir le zèle expansionniste de cette superpuissance serait non seulement vain, mais aussi immoral, eu égard à l’obstination de l’Assyrie à maintenir Israël sous son joug. Mais, Jonas, est suffisamment courageux pour agir contre ses propres préjugés.

Jonas, le prophète des convergences.

´Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne ! ª

Cette suppression de violence, d’accusation et de jugement dans le langage est un compromis lourd de sens pour le prophète qui, n’aurait pas réussi à faire passer son message autrement.

Les opinions changeant avec les réalités, un nouveau message est donné à Jonas une fois que celui-ci est à Ninive. Le premier message ´ Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et crie contre elle ! Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi ! ª était, dans le fond et dans la forme virulent. Quant au second, il est expurgé de tout écart langagier. Le message n’est ni accusateur, ni explicite, ni même religieux. L’expérience du baptême dans les eaux houleuses de la mer avait fait évoluer à la fois les conceptions de Jonas sur la divinité mais aussi sa représentation des rapports que celle-ci entretiendrait avec l’humanité. Du concept ‘dieu vengeur’ s’est développé l’idée d’un ‘dieu sauveur’. Si Jonas n’aborde plus directement le problème du ‘péché’, il ne demeure pas moins ferme quant à la menace de destruction qui pèse sur Ninive. Cette suppression de violence, d’accusation et de jugement dans le langage est un compromis lourd de sens pour le prophète qui, n’aurait pas réussi à faire passer son message autrement. Nous dirons que, c’est au cœur de l’expérience mystique qu’il a trouvé cette liberté de s’ajuster avec un monde nouveau où les sources de légitimité du discours haineux au non d’un dieu vengeur de ses ennemis s’épuisent. C’est donc avec tact et brio que Jonas est parvenu à réformer le langage pour transformer les personnes et les institutions. Cette renonciation à la haine et à l’usage du ‘péché’ sur mesure change totalement le regard de Jonas sur le Ninivite car, ‘là où il n’y a pas de péché, il n’y a plus la victimisation dû au péché’. Pas de faute morale ni de punition là où le péché est aboli. Là où il n’y a plus de péché, il n’y a plus de loi aiguillon du péché. Si le péché est ce qui nous éloigne de la divinité et du semblable il devient intelligiblement ici, construction fantasmagorique à tendance normative très souvent basée sur la peur de l’Autre aussi semblable/dissemblable soit-il/elle le pire étant, la prétention à la domestication de l’oracle dont on se croit faussement l’unique interprète, victime ou bénéficiaire. Jonas a donc su contourner le piège du rejet du meilleur d’avec le pire faute de les distinguer clairement.

S’il est vrai que, les hommes/femmes font en matière de religion ce qu’ils/elles font en fait de langue, il apparaît à la lumière de ce texte qu’un langage nouveau qui ne soit ni sexiste, ni raciste, ni homophobe, ni agéiste, et surtout pas faussement puritain bénéficierait autant à l’église qu’à la société. Un nouveau langage rassembleur pour unir les êtres humains autour un projet spirituel et social s’impose. Le monde qui est perpétuellement en mouvement attend de l’église la même mobilité dans ses formes de discours et de ses ´ canons ª. Ce n’est pas la peine de se voiler les yeux. Les femmes et les homosexuel/le(s), bisexuel/le(s) et transexuel(le)s, les peuples indigènes et leurs traditions, les noirs et les arabes, les palestiniens (philistins)et les juifs, les enfants et les vieillards attendent toujours de se reconnaître dans un discours plus générateur de confiance, d’amour et de solidarité. L’évangile humaniste est celui de Jonas dans sa foi dans l’avenir, sa passion du futur, de l’universel et du personnel.

La nouvelle donne adapte le message et le personnage aux nouvelles réalités socio-politiques du royaume d’Assyrie jusque-là par Jonas ignorées. Sorti d’un système de gouvernance théocratique, il rencontre à Ninive, un autre système de gouvernance quoique monarchique mais plus démocratique que le sien. A Ninive comme à Sodome, nous retrouvons les mœurs de la démocratie: tolérance, bienveillance, assistance, accueil, philanthropie. Ces mœurs furent aussi celles du peuple de Sodome bienveillant et hospitalier à Lot et à sa famille.

A Ninive, le peuple qui croit en grande majorité à sa mission d’intervenir dans l’histoire de leur empire et ceci dans un premier temps indépendamment du pouvoir politique, réussit à faire pression sur ses gouvernants qui finissent par officialiser sa voix. C’est ce que le peuple de Sodome a aussi fait parce que c’est du devoir de tous les peuples de s’inquiéter, de poser des questions, de faire des demandes même les plus folles et aussi du devoir de ses ‘élites’ de trouver des réponses satisfaisantes. Lot était élite à Sodome. Il avait été accepté pour y ‘élire’ domicile.

C’est le miracle qui n’a pas été fait à Sodome les ‘anges’ ayant consacré plus de temps à la rumeur et à leur ventre qu’au peuple… Vu sous cet angle, le jeûne s’oppose à la privatisation (des idées et des biens) à l’accumulation donc aux monopoles et à la surconsommation.

Un seul homme a réussi à construire à Ninive, ce que deux ‘anges’ ont lamentablement manqué de faire pour Sodome. C’est le miracle qui n’a pas été fait à Sodome les ‘anges’ ayant consacré plus de temps à la rumeur et à leur ventre qu’au peuple. Cela n’est plus à démontrer que, l’absence de communication est souvent soit le symptôme d’un malaise préexistant, soit, l’expression d’une frustration présente. Et, nous savons tous que, la violence est toujours l’origine de la frustration même si toutes les frustrations ne débouchent pas toujours sur des violences. Le jeûne n’est pas seulement privation d’eau et de nourriture mais surtout de l’orgueil et de l’indifférence par rapport aux autres. Le jeûne est ouverture partage de la joie et de la douleur de la communion avec Dieu et la création. Vu sous cet angle, le jeûne s’oppose à la privatisation (des idées et des biens) à l’accumulation donc aux monopoles et à la surconsommation.

La mobilité du discours de Jonas a eu pour autre conséquence, d’établir un lien de parole et d’actions entre les gouvernants et les gouvernés de Ninive et, d’infléchir un tant soit peu, les élans des politiques expansionnistes et bellicistes.

Le peuple états-unien protestant réussira t-il aujourd’hui le même pari pour l’Irak et contre la logique de guerre à empêcher l’intervention militaire imminente de l’armée américaine contre ce pays? A faire entendre sa voix  et surtout, à faire en sorte que, celle-ci soit prise en considération? Le peuple états-unien se réconciliera t-il avec sa démocratie? S’affranchira-t-il du pouvoir tutélaire de la déraison? Cette révolution citoyenne qui pourrait engendrer une révolution intellectuelle et spirituelle n’ira pas sans remuer les anciennes croyances dont l’invincibilité des Etats-Unis et son ‘rôle’ de gendarme du monde du monde moralisateur des Etats libres et indépendants.

Même si Jonas est resté opposé à la politique étrangère assyrienne, n’en demeure pas moins que, la l’accueil favorable de son message et de sa personne par les ninivites le bouleversa profondément. Le succès de son évangile étant largement tributaire de sa méthode. L’histoire heureusement ne s’arrête pas là. Loin de nous donc l’idée d’une conclusion triomphaliste hâtive.

Jonas, le prophète des ruptures

Les ‘anges’ envoyé à Sodome ont préféré la jouissance chez Lot à l’hospitalité de la rue qui les aurait accueilli avec beaucoup de soulagement. En effet, la rue abrite aussi ses anges et ceux-ci apprennent à survivre par la solidarité, le partage et surtout la bonne gestion des ressources rares.

Pour le prophète visionnaire, la grande repentance nationale avait émancipé Ninive au lieu de la libérer. Le système colonialiste qui engraisse ses rats du blé arraché aux enfants d’Outre-Mer s’était nettoyé les yeux par quelques larmes de crocodile. Le jeûne du peuple avait certainement été sincère. Quant à celui des politiques, il reste hélas pour de Jonas, (et à raison), sujet à caution. L’ouvrage est donc inachevé. Le tableau était une contrefaçon de ce que le prophète avait rêvé. Le jeûne des politiques se serait fait sur fond de ´ récupération politique ª. Le glaive spirituel avait tué la bête dans le peuple. Le glaive temporel continuait d’oppression d’Israël et la décolonisation qu’on aurait pu attendre a avorté d’où la révolte du prophète. Les politiques le narguaient en fait ‘Merci Jonas, tu nous as bien divertis pendant un moment et notre économie en a souffert pendant trois jours.’ Le jeûne que Jonas suscita à la macroéconomie de Ninive, fut le même que le peuple de Sodome imposa à la microéconomie. Les ‘anges’ envoyé à Sodome ont préféré la jouissance chez Lot à l’hospitalité de la rue qui les aurait accueilli avec beaucoup de soulagement. En effet, la rue abrite aussi ses anges et ceux-ci apprennent à survivre par la solidarité, le partage et surtout la bonne gestion des ressources rares.

Jonas voulait une chose et on lui offrait autre chose. A la pérennité de l’esclavage de son peuple, le visionnaire oppose une résistance morale et physique. Le divorce est consommé d’avec la théologie de la soumission et de l’inféodation. Il ne s’agit nullement d’un réflexe sentimental ni égoïste car, le prophète (celui qui a la connaissance) est conscient des droits de son peuple qui doit se rendre à l’évidence que, tous les problèmes ne trouvent plus leurs réponses dans le sacré. La révolte de Jonas tente de trouver toutes (si non la majorité des) solutions dans la raison. C’est parce qu’il est révolutionnaire et visionnaire qu’il est frappé d’hérésie. Sa vision dépasse son temps et s’inscrit dans l’histoire des résistances des peuples.

La suite des évènements donna raison à Jonas. Les politiques ne s’étaient pas sevrées de leur insouciance, de leur voracité et surtout de l’obésité dont elles souffraient et que quelques jours de jeûne n’ont pas suffi à guérir. La croissance économique allant grandissant, le contrôle des micro-cités vassales devenait impossible. Pour prévenir toute tentative de rébellion ou de résistance, l’empire avait procédé à une sorte d’épuration ethnique dans les colonies chassant des populations entières de leurs territoires dans le but de fragiliser leurs identités ethniques et nationales. Le ministère de Jonas se situe environ entre 785-775 av. J.C. En l’an 722 av. J.C, l’Assyrie amenait Israël en exile vers ses territoires. Mais avant cela :

Pul, roi d’Assyrie, vint dan le pays; et Menahem donna à Pul mille talents d’argent, pour qu’il l’aidât à affermir la royauté entre ses mains. (2 Rois 25:19)

Du temps de Pektach, roi d’Israël, Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie vient et prit Ijjon, Abel-Beth-Maaca, Janaoch, Kédesch, Hatsor, Galaad et la Galilée, tout le pays de Nepthali, et il emmena captifs les habitants en Assyrie. (2 Rois 15:29)

Salmanasar, roi d’Assyrie, monta contre lui; et Osée lui fut assujetti, et lui paya un tribut. Mais, le roi d’Assyrie découvrit une conspiration chez Osée, […] Et le roi d’Assyrie parcourut tout le pays, et monta contre Samarie, qu’il assiégea pendant trois ans. La neuvième année, d’Osée, le roi d’Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Calach, et sur la Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes. (2 Rois 17:3-6)

Conspiration et assassinats politiques, l’assujettissement d’Israël par des politiques monétaires asphyxiantes, la nomination des coopérants militaires à la tête d’Israël, la difficulté de s’organiser autour d’un idéal d’unité nationale et pire encore, la création d’une nation ethno-faciste étaient inscrits dans le programme de conquête assyrienne comme l’atteste de proverbe: la raison du plus fort est toujours la meilleure.

C’était donc, détruire pour mieux reconstruire.

Officiellement la guerre contre Israël était ‘juste’ parce qu’elle visait avant tout à créer une nation plus moderne, plus développée. C’était donc, détruire pour mieux reconstruire.

A la suite de Jonas, d’autres prophètes, Amos, Osée, Michée ont dénoncé l’occupation et le colonialisme d’expansion géostratégique de l’Assyrie. Mais, la raison du plus fort étant toujours la meilleure, les apostrophes des prêcheurs tombèrent dans de sourdes oreilles.

Le roi de l’Assyrie fit venir des gens de Babylone, […] et les établit en Samarie à la place des enfants d’Israël. Ils prièrent possession de la Samarie, et ils habitèrent dans ses villes. Lorsqu’ils commencèrent à y habiter, ils ne craignaient pas l’Eternel/le, et l’Eternel/le envoya des lions qui les tuaient. On dit Au roi d’Assyrie : Les nations que tu as transportées et établies dans les villes de marie ne connaissent pas le dieu du pays, et il a envoyé contre elles des lions qui les font mourir, parce qu’elles ne connaissent pas la manière de servir le dieu du pays. (2 Rois 17:24-28)

Comment peut-on prétendre bâtir une nation sans son peuple parce que, errant, forcé à la fuite à l’exil? Comment espérer que le peuple se reconnaisse sans sa culture ciment de l’unité?

Jonas, vit ce futur de son peuple en révolutionnaire visionnaire de façon prémonitoire et, seule la résistance armée s’offrait à lui comme alternative.

Jonas, le prophète armé

L’histoire atteste qu’enfin de compte, l’Assyrie fut à son tour vaincu pour l’empire de Babylone et le peuple d’Israël souffla un peu. Le cantique de la victoire est finalement chanté non pas par Jonas, mais par Nahum 2:8-10.

Le mérite de Jonas est d’avoir su jeter les bases d’une démarche encore lisible dans les biographies de grand(e)s révolutionnaires de notre temps.

Sa religion avait détourné le peuple des agents secondaires pour le porter directement à la divinité. Il diffère en ce point de ses contemporains tant par les effets politiques de son message que par son contenu dogmatique. Jonas n’apporte pas de nouveaux ‘principes’ mais il s’interroge sur les conséquences des nouveaux bouleversements sociaux. Il appartient à chacun de rester vigilant dans les bouleversements de son temps et de s’orienter en fonction de ceux-ci. Il devient alors donc plus facile de comprendre la révolte de Jonas, qui est aussi la nôtre, celle des peuples démocratiques à la conscience clôturée incapables de retrouver le point d’équilibre. Il est grand notre ‘docteur’ parce qu’il a découvert ce que le malade n’est pas: un damné.

Notre héraut mérite donc retenir notre attention. On peut toute fois lui reprocher d’avoir fait une fixation sur sa douleur prêtant ainsi son flanc à ce qu’il combattait : le défaitisme. Mais, le livre de Jonas, c’est d’abord une biographie et pour ce genre littéraire, personne ne sait à quoi ressemblera la sortie et par conséquent, personne ne peut juger de sa qualité. Nous admettons toute fois communément que, dans nos marches communes et contraires, il est réconfortant de s’assurer la compagnie d’un(e) fidèle ami(e) et Dieu est l’ami(e) fidèle. Les méthodes et attitudes des ami(e)s peuvent parfois nous frustrer, nous blesser mais c’est la confiance mutuelle qu’on se fait qui parfois nous permet de nous maintenir dans la relation. Nos ami(e)s même les plus proches ne réagissent pas tou(te)s de la même manière quand nous sommes confrontés à des difficultés. Le Dieu aimant d’Israël au sortir d’Egypte n’était-il/elle pas pour le peuple fatigué une colonne de feu sur leur tête et un sol aride sous leurs pieds ? Mais c’est en suivant derrière cette colonne qu’Israël s’orientait. C’est en creusant dans ce sol aride qu’il trouvait le breuvage pour leurs corps et âmes. Devancer la colonne aurait été fatale pour le peuple. Aller Creuser ailleurs que sous ses pieds leur avait souvent attiré des ennemis. Notre héraut Jonas, a devancé la divinité dans la manifestation de pouvoir répressif. La bête en lui en avait rugit avec beaucoup de force qu’il a rendu Jonas dangereux pour lui-même. Heureusement que l’Eternel(le) est resté(é) en compagnie de Jonas. Si les ‘anges’ à Sodome n’avaient pas devancé l’Eternel(le) et par conséquent perdu son rythme de progression, Sodome existerait encore aujourd’hui. Partager l’Amour et souffrances d’une seule personne, prendre le temps de la connaître, de pleurer et de rire ensemble dans l’intimité est bien plus héroïque que toutes les croisières belliqueuses contre toute une armée de démons. Sodome attend encore que ce miracle se produise dans l’église. L’exemple à suivre est celui de l’Eternel(le) qui resta devant Abraham et Abraham devant lui/elle et aussi devant Jonas et Jonas devant lui/elle contre vents et marées. Chers anges de Sodome, voici l’exemple à suivre.

[Note Ed.: Cet article a été écrit début 2003, bien avant l'invasion de l'Irak par l'armée Américaine.]